Les biefs et les modifications climatiques:

Sur l'ensemble des surfaces de la terre, les régimes des pluies sont variables. Certaines régions reçoivent des précipitations annuelles de plus de 10 mètres alors qu'en d'autres régions, il ne pleut jamais. En France, la pluviométrie annuelle est de l'ordre de 900 mm.
La pluie n'est pas non plus répartie de façon uniforme. Il pleut plus sur les sommets des montagnes qu'en plaine . La durée et l'intensité de la pluie sont telles que la moitié des pluies est évaporée et le reste est perdu en ruissellement.
On pense, en général, que les nappes phréatiques sont alimentées sur toute la surface des zones affectées par un épisode pluvieux. En fait la plupart des pluies ne mouillent que la cime des végétaux ou au mieux les quelques dizaines de centimètres de terre superficiels.
Aprés certaines rares pluies significatives, les eaux de ruissellement qui n'ont pas eu la possibilité de s'infiltrer, se retrouvent rapidement à la rivière. L'augmentation des surfaces imperméables et les techniques de drainage des campagnes amplifient le phénomène.
Les augmentations brutales du débit ont pour effet de chercher à faire déborder les volumes en attente d'écoulement sur le lit majeur chaque fois que la pente de la rivière diminue.
Lorsque la pente de la rivière est plus forte et que les activités humaines ont envahi les berges par des endiguements, la vitesse du flot augmente et les inondations sont pires en aval.
Les déficits hydriques de profondeur augmentent ainsi de décénie en décénie sans que personne ne viennent mettre en cause l'ensemble des facteurs liés aux écoulements d'eau souterrains.
Les variations climatiques normales viennent masquer l'évolution lente des phénomènes souterrains pronfonds. La surexploitation des nappes phréatiques des zones arides montre l'évidence de l'évolution des climats de manière irréversible.
Les espaces souterrains libérés par l'abaissement des nappes phréatiques surexploitées offrent des volumes de plus en plus grand à l'influence des variations des pressions de l'atmosphère.
A chaque passage d'anticyclone ces volumes sont comprimés plus profondément et permettent à la température de l'air de chauffer de plus en plus profondément les masses de roches souterraines.
En retour ces réserves souterraines de chaleur contribuent à détourner ou maintenir en l'air les nuages plus longtemps.
Par exemple, on observe sur les données du climat du Maroc que la pluviométrie moyenne est passée de 600 mm de colonne d'eau/an à 300mm/an. Par voie de conséquence, ces dernières années, les précipitations du Nord de l'Europe augmentent.
On peut s'interroger sur les raisons qui font que malgrés les compétences des nombreux spécialistes de ces questions, personne ne mette en évidence les vraies causes du phénomène que sont les surexploitations de nappes phréatiques.
Depuis plus de vingt ans on ne parle que de l'effet de serre et de ses conséquences sur les modifications climatiques comme étant la seule cause des dérèglements du climat.
On a même accusé le soleil...de nous bombarder de rayons cosmiques. Certes, l'augmentation de chaleur due à la production de chaleur avec ou sans gaz et les productions de gaz plus ou moins nocifs pour les espèces vivantes ont une incidence sur les températures de l'atmosphère .
La chaleur produite par les activités humaines ou les rayons du soleil piégés font fondre les glaces des pôles et les neiges éternelles et ce phénomène à lui seul, a déjà une action sur les mouvements des courants aériens.
Mais il ne faut pas oublier de signaler que plus l'air est chaud, plus il peut contenir de l'eau en suspension avant saturation.

En d'autres termes: chaleur n'est pas synonyme de sécheresse.

Dans les vingt prochaines années, les masses d'eau en circulation dans l'atmosphère vont donc augmenter.
Actuellement l'asséchement des zones arides de la planète réduit le développement de la végétation naturelle non commercialement irriguée . Cette diminution de la masse végétale réduit d'autant le non recyclage du CO2 . A l'heure où les scientifiques du monde entier cherchent des solutions pour réduire le taux de co2 dans l'atmosphère la gestion globale de l'eau que propose l'association des biefs du Pilat n'est pas assez prise en compte parmi les solutions possibles Les zones arides à la périphérie des déserts vont s'étendre car les pompages profonds, dans ces zones, vont s'amplifier afin de satisfaire à court terme les besoins en eau et aucun programme de répartition compensatoire importante d'eau ne sera mis en place .... Les conséquences sont dejà prévisibles: les tempêtes seront plus fréquentes, plus violentes et plus localisées.
La seule solution de bon sens pour réparer les effets des activités humaines sur les climats sera la gestion de l'eau à grande échelle par ré-alimentation massive des espaces souterrains.
Cela passe par des décisions politiques qui ne pourront se mettre en place que si la pression des électeurs (informés de la vérité sur les vraies causes des phénomènes) conduit à privilégier la vie et le long terme au détriment d'activités moins nobles...
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